mardi 25 janvier 2011

MARQUEE


Dans une société où les humains deviennent vampires sur le choix de la déesse Nyx, Zoey Redbird vit son adolescence avec ennui entre Heith son futur ex-petit ami footballeur, sa meilleure amie Kayla et sa mère soumise à son nouveau mari. Un soir alors qu'elle s'apprête à rentrer chez elle, un inconnu lui annonce qu'elle doit rejoindre la Maison de la Nuit. Elle sait, pour avoir vu d'autres adolescents avant elle, qu'elle a été choisie pour intégrer l'école de vampires de la ville et ainsi achever sa transformation ou en mourir. 
De retour chez elle, sa mère et son beau-père acceptent mal ce nouveau destin qu'ils interprètent comme une malédiction pour leur famille de fervents catholiques.
Arrivée dans la Maison de la Nuit, le monde lui apparaît nouveau et tellement plus intéressant, à commencer par ses cours qui la passionnent et ce sentiment de chaleur que lui procure la bienveillance de son professeur la prêtresse Neferet et le soutien sans faille de ses nouveaux amis. Mais Zoey est différente des autres élèves de 1ère année : la marque en croissant de lune sur son front ressemble beaucoup à celle des vampires adultes. Zoey ne va pas tarder à attirer la convoitise au sein de son nouveau foyer...

Le tome 1 de La Maison de la Nuit offre de belles perspectives : on a plaisir à suivre une adolescente au caractère bien trempé (et promise à un grand destin?), dans une école d'un autre Monde où elle va se forger des amitiés solides. Bizarrement cela me donne une impression de déjà vu mais sans comparaison possible avec la célèbre saga de Poudlard. A en croire de nombreux lecteurs sur la toile, les tomes 2 et 3 offrent une suite réjouissante et pleine de surprises, résultat d'une collaboration fructueuse entre Phyllis C. Cast et  sa fille.

Un roman divertissant à destiner aux adolescents et adultes amateurs d'histoires de vampires.

La Maison de la Nuit, tome 1 : Marquée, Phyllis C. Cast et Kristin Cast, 330 pages, Pocket Jeunesse, janvier 2010.

dimanche 23 janvier 2011

Vampire City


A peine installée dans le dortoir de son université, Claire 16 ans, s'attire les foudres de Monica et de ses groupies qui règnent en maîtres sur le campus de Morganville. Menacée de mort par ces dernières et sans ami, elle trouve une annonce pour une vieille bâtisse habitée par 3 jeunes gens : Eve une barmaid enjouée au style gothique, Shane sans emploi et roi du chili con carne et Mickaël musicien prodige qui se lève à la tombée de la nuit. Alors qu'elle trouve chaleur et réconfort auprès de ses nouveaux colocataires, Claire découvre que les vampires existent bel et bien et régissent la ville. Ces derniers infiltrés dans la police et organisés en véritables mafias accordent leur protection et leurs services meurtriers à des familles dont celle de Monica qui dès lors met tout en œuvre pour la retrouver. Éprit de sentiments protecteurs, Shane conclut un marché avec un vampire contre la protection de Claire. Prête à tout pour le sauver, cette dernière découvre que les vampires cherchent en vain un objet ancien et se met en quête pour le retrouver avant eux et ainsi l'échanger contre la vie de son ami. 
Personnellement j'ai beaucoup aimé ce roman où les protagonnistes (dont la description physique me rappelle les personnages de mangas japonais) évoluent dans une atmosphère semblable à celle de L'Auberge Espagnole de Cédric Klapish. Un roman captivant et bien écrit où les vampires affamés ont les dents longues.

Vampire City -Tome 1, Rachel Caine, 360 pages, Black Moon Hachette Roman, octobre 2010.

dimanche 19 décembre 2010

Parle-leur de batailles, de rois et d'éléphants

Après une semaine professionnelle ardue, et personnelle convalescente, me voici comme (presque) prévu avec de nouveaux livres.

Il y a quelques temps, un peu agacée par les derniers prix littéraires adultes, je me suis penchée sur le choix des lycéens pour leur Goncourt 2010.



Le titre avait déjà titillé ma curiosité. La quatrième de couverture m'a convaincue (oui, une quatrième de couv bien faite, c'est rare). La lecture a achevé de me convaincre.
Comme je n'ai pas envie de palabrer pendant trois heures, voici un bref j'aime/j'aime pas qui je l'espère vous donnera envie de feuilleter ces quelques pages d'évasion.

J'aime :
- l'histoire : Michel-Ange qui fuit l'Italie après une querelle avec le pape pour aller construire un pont pour le sultan Bajazet à Constantinople.
- l'atmosphère : entre le dépaysement de l'orientalisme et celui de l'histoire, on se perd avec plaisir dans un monde étranger et en même temps familier.
- le questionnement sur la création : homme, peintre, poète, les héros hésitent entre désirs concrets et absolu, réalité matérielle et aspirations poétiques... un écho particulier dans ma caboche de lectrice.
- l'écriture : très littéraire (parfois même presque précieuse), elle sait aussi devenir charnelle et violente quand le récit en a besoin. Elle nous embarque vite et bien.
- les personnages secondaires de Mesihi et de la chanteuse : ce sont à mon avis eux, les vrais personnages forts de l'histoire. En tout cas, ils m'ont émue et marquée.

Je n'aime pas :
- la brièveté du bouquin : 154 pages, ça se lit très vite. Et certains passages manquent d'approfondissement.
- la fin trop rapide : j'aurais aimé plus de détails, même si j'aime faire travailler mon imagination (et mon ordi pour avoir des précisions historiques sur Michel-Ange).
- la semi-présence des personnages secondaires : particulièrement celui de Mesihi, qui aurait peut-être mérité un plus grand nombre de pages. Mais j'ai conscience que c'est justement la brièveté de ses apparitions qui le met en lumière.

Bilan : un bon choix des lycéens qui, eux, savent encore lire et reconnaître l'émotion quand ils la croisent. Un livre qui se lit vite, et qui a un petit goût de reviens-y.

Parle-leur de batailles, de rois et d'éléphants, Mathias Enard, 160 pages, Actes Sud, août 2010

dimanche 5 décembre 2010

La semaine prochaine...

un petit compte-rendu du salon du livre et de la presse jeunesse, un voyage avec un peintre italien à Constantinople, et un polar bien intéressant...

dimanche 21 novembre 2010

IL ETAIT UNE FOIS...

Amateurs de contes et de belles images, ouvrez grands les yeux. Voici IL ÉTAIT UNE FOIS... le dernier album illustré par Benjamin Lacombe :



Il était une fois, Benjamin Lacombe et José Pons, Postface de Jean Perrot, 18 pages, Le Seuil Jeunesse, novembre 2010.

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